À peine les derniers chefs vendéens ont-ils été exécutés – Stofflet à Angers et Charette à Nantes – que le général Hoche ordonne en mars 1796 que des troupes stationnées en Vendée soient envoyées sur la rive droite de la Loire, dans ce qu’il appelle « les départements chouannés ». 

AD 85 SHD B 5-36-9« État des troupes qui passent de la Vendée dans les départements chouannés »
(A.D. 85, SHD B 5/36-9

   

Voici de quoi bien distinguer la « Vendée » au sud de la Loire – territoire qui ne correspond pas au département du même nom puisqu’il n’en couvre qu'une partie et qu’il déborde largement sur les Mauges, le Loroux, le Pays de Retz et le Bressuirais – et les départements insurgés au nord de la Loire, où les « Chouans » mènent la vie dure aux républicains. 

Ces départements que le général Hoche qualifie de « chouannés » sont mentionnés dans un état des troupes daté de ventôse an IV (mars 1796) ; il s’agit de la Loire-Inférieure, de la Mayenne, du Calvados, de l’Ille-et-Vilaine, de la Sarthe, du Maine-et-Loire et de la Manche. Le Morbihan, les Côtes-du-Nord et l’Orne, pourtant bien « chouannés » eux aussi, ne sont pas concernés par cet envoi de troupes venues de la « Vendée », soit six demi-brigades et huit bataillons. 

Source : Archives de la Vendée, Archives militaires de la guerre de Vendée conservées au Service historique de la Défense, SHD B 5/36-9
   

CarteLe territoire des Guerres de Vendée au sud de la Loire (entouré en rouge)
et les « départements chouannés » cités par Hoche (en orange)