Un document conservé dans les archives du Service historique de la Défense dresse un état de « l’argenterie provenant des dépouilles des églises du district de Cholet, et autres matières d’or et d’argent », sans oublier le linge, les cloches et autres objets pillés par les troupes républicaines de novembre 1792 à mars 1794. 

SHD B 5-8-93Archives de la Vendée (A.D. 85, SHD B 5/8-93)
   

Voici l’inventaire de ces pillages (les mesures données en marcs, onces et grammes sont converties en kilogrammes) : 

  1. Argenterie d’église pour partie en vermeil : 105,76 kg envoyés les 17 et 21 novembre 1792 à l’hôtel des monnaies de Nantes.
  2. Argenterie d’argent doré : 4,41 kg envoyés le 18 décembre 1793 au département de Maine-et-Loire. 
  3. Argenterie d’église et couverts : 5,69 kg envoyés le 27 novembre 1793 au département de Maine-et-Loire.
  4. Argenterie d’église : 2,08 kg, avec 14 louis en or et 88 livres en écus, envoyés le 4 janvier 1794 au représentant du peuple Francastel, à Angers. 
  5. Argenterie d’église et de table : 35,49 kg envoyés en janvier 1794 au département de Maine-et-Loire.
  6. Galons fins or et argent provenant des ornements de toutes espèces : 224,68 kg envoyés en janvier 1794 au département de Maine-et-Loire.
  7. Argenterie d’église de toutes espèces : 9,79 kg envoyés le 30 janvier 1794 au général Turreau. 
  8. Argenterie d’église : 4,41 kg, avec 32 louis en or et dix en argent, remis le 25 janvier 1794 aux citoyens Cambon et Autherat (?) pour être donné au président de la Convention. 
  9. Argenterie d’église et de table de toutes espèces : 27,90 kg envoyés le 5 février 1794 à la Convention. 
  10. Six écus de six livres en argenterie d’église : 2,72 kg envoyés le 17 mars 1794 à la monnaie de Nantes. 
  11. Argenterie de table : 1,22 kg envoyés le 24 mars 1794 à la monnaie de Nantes. 

Outre ces matières précieuses ont été envoyés de Cholet à Saumur et Angers, de décembre 1793 à mars 1794 : 

  1. Quantité de linge pour les hôpitaux d’Angers.
  2. Un convoi de plusieurs voitures chargées de cloches et plusieurs caisses remplies de cuivre pour Angers. 
  3. Trois barriques de salpêtre pour Saumur avec quatorze chaudières de cuivre. 

Cet inventaire se conclut par une note : « L’administration de Cholet avait, depuis sa rentrée dans le pays (en octobre 1793), monté un hôpital militaire de deux cents lits complets, de tout le linge et ustensiles nécessaires à son établissement. Tout a été brûlé, ainsi que les magasins considérables de l’administration ; l’évacuation précipitée ordonnée par les chefs de la force armée (début mars 1794), sans se concerter avec les autorités constituées, ne leur laissèrent aucuns moyens pour sauver les effets appartenant à la République ». 

Source : Archives de la Vendée, Archives militaires de la guerre de Vendée conservées au Service historique de la Défense, SHD B 5/8-93