Lors de sa réunion d’hier, le conseil municipal de Cholet a voté en faveur du changement de nom de la « rue Louis-Marie de Lescure », qui va disparaître pour n’être plus que le prolongement de la « rue du Général Galliéni ».

Rue LescureLes deux panneaux de rue du général vendéen Louis-Marie de Lescure
à Cholet et au Puy-Saint-Bonnet se font concurrence ; le premier sera supprimé.
  

C’est un problème que rencontrent les communes qui s’associent ou fusionnent : certaines de leurs rues portent parfois le même nom ce qui engendre des erreurs dans la distribution du courrier ou dans la localisation des GPS.

Montaigu par exemple a rebaptisé sa « rue de l’Amiral du Chaffault » en « rue de la Marine royale » en raison d’un doublon dans la commune voisine de La Guyonnière avec laquelle elle a fusionné en commune nouvelle le 1er janvier 2019.

À Olonne-sur-Mer, ces changements ont eu l’avantage de faire apparaître une « rue du Général Charette » en lieu et place de la « rue du Maréchal Foch », au grand dam de l’opposition de gauche.

À Cholet cependant, l’effet sera inverse, puisque le général de Lescure va perdre sa rue. Le conseil municipal a voté hier la suppression de cette dénomination qui fait doublon avec la « rue Louis-Marie de Lescure » au Puy-Saint-Bonnet, ancienne commune des Deux-Sèvres qui s’est associée à Cholet en 1973. Elle deviendra le prolongement de la « rue du Général Galliéni » jusqu’à la « rue de Trémentines » (voir le plan ci-dessous).

Pour l'anecdote historique, la « rue de la Porte-Baron », située au sud de la ville, reçut le nom de « rue de Lescure » en 1816, sous la Restauration, mais l'a perdu après la révolution de 1830.

On peut s’inquiéter désormais sur le devenir de la « rue Jacques Cathelineau », présente elle aussi au Puy-Saint-Bonnet aux côtés de Charette, Marigny et Sapinaud qui, eux, n’ont heureusement pas leur équivalent dans les rues de la ville de Cholet.
     

Cholet rue LescureLocalisation de la rue Louis-Marie de Lescure à Cholet, dans le quartier de la gare. cette voie va perdre son nom pour devenir le prolongement de la rue du Général Galliéni.
  


À la suite des nombreuses réactions à cet article sur les réseaux sociaux, précisons qu'il n'y a, de la part de la mairie, aucune volonté de faire disparaître délibérément le nom d'un général vendéen, mais plutôt de résoudre un problème de doublon. Cholet reste toujours la commune qui possède dans ses rues le plus de références aux Guerres de Vendée. Aucune autre n'en a autant, même dans le département de la Vendée.