Vu dans les archives du journal Ouest-France à la date des 9 et 10 décembre 1950, l’article qui suit faisait la réclame d’un spectacle intitulé « Et le tocsin sonna », programmé à Legé le 7 janvier 1951. Pour en illustrer l’affiche, le peintre Henry Simon (1910-1987), originaire de Saint-Hilaire-de-Riez en Vendée, réalisa un dessin du général Charette reproduit dans le même article.

Et le tocsin sonna 1Extrait du journal Ouest-France du 9 et 10 décembre 1950
  

Ce spectacle trouve sa source dans le livre de Joseph Rouillé, La Mieux Aimée, une aventure de Charette (1949), réédité en 1966 sous un titre moins équivoque : La Mieux Aimée, amazone de Charette. Né en 1921 à Legé, l’auteur a consacré une vingtaine d’ouvrages à la Vendée, et notamment cette histoire romancée de Marie-Adélaïde de La Touche-Limouzinière, comtesse de La Rochefoucauld.

Installée à Puy-Rousseau, tout près du manoir de Fonteclose où vivait Charette, celle qu’on appelait « la dame de La Garnache » s’investit corps et âme dans l’insurrection vendéenne, soutenue par son fidèle lieutenant, Joseph Thomazeau, qui l’accompagna jusqu’au peloton d’exécution, le 24 janvier 1794, sur la plage des Sables.

Le succès de ce roman historique fut tel qu’il inspira non seulement ce spectacle produit à Legé en 1951, mais aussi un film tourné en 1961 par André Mallard, que la Cinémathèque de Vendée a réédité en DVD en 2019.
  

Et le tocsin sonna 2
Le portrait du général Charette réalisé par Henry Simon, peintre vendéen,
pour l'affiche du spectacle « Et le tocsin sonna »