Sur les 300 arbres présentés au concours « Arbre de l’Année 2020 », 14 ont été sélectionnés pour porter les couleurs de leur région. Comment ne pas apporter son soutien à ce chêne majestueux de La Mothe-Achard, seul témoin vivant de plusieurs siècles d’histoire dans ce coin de Vendée ?

Chene du Plessis-LandryPour voter sur ce vieux chêne vendéen, cliquez sur l'image !
   

Haut de 25 à 30 mètres, solidement campé sur un tronc massif de plus de 8 mètres à la base et de 5,80 mètres de circonférence moyenne, cet imposant chêne pédonculé est sorti de terre il y a environ 400 ans, sous le règne de Louis XIII. Son âge fut déterminé en comptant les stries de son jumeau, que la tempête de 1999 a mis à terre.

Il prospéra paisiblement sur les bords de l’Auzance, en face du château du Plessis-Landry, sur le bord du chemin qui mène du bourg de La Mothe-Achard au village de la Richard en Saint-Julien-des-Landes, regardant passer à son pied, imperturbable au fil des ans, les paysans qui se rendaient aux champs, à la foire ou à la messe.

L’année 1793 fut probablement l’une des plus tourmentée dans sa longue existence. On raconte en effet que des soldats du général Mieszkowski vinrent mettre le feu au château du Plessis-Landry le 16 septembre de cette année. Jean-Quirin de Mieszkowki (1744-1819), officier d’origine polonaire, était entré au service de la France en 1766. Il poursuivit sa carrière sous la Révolution, fut envoyé à l’armée du Rhin en 1792, puis à l’armée d’Italie l’année suivante. Il n’y resta pas longtemps puisqu’il fut nommé commandant de la division des Sables-d’Olonne, dans l’armée des Côtes de La Rochelle, le 17 avril 1793. On peut le suivre à sa correspondance militaire au cours du mois de septembre. Il se trouve à Aizenay le 11, d’où il annonce qu’il va marcher sur Le Poiré-sur-Vie, mais il rétrograde le 17 sur Les Sables « en laissant seulement son avant-garde à La Mothe-Achard » (SHD B 5/6-77). Mieszkowki repartira peu après vers l’intérieur du Bocage, où Lescure, Charette et Joly lui infligeront une défaite cuisante le 22, ce qui provoquera sa suspension le 30 septembre.

Et dire que ce vénérable chêne demeure le dernier témoin vivant du passage des Bleus sur ce chemin du pays des Achards… Voilà une bonne raison pour le placer dans la lumière en l’aidant à devenir l’« Arbre de l’Année 2020 » ! Vous pouvez voter pour lui sur cette page du concours.