Après la capture de Stofflet à la Saugrenière dans la nuit du 23 au 24 février 1796, poursuivons le récit des deux derniers jours de ce général vendéen dont le portrait fait l’actualité.

Plaque Stofflet SV AngersLa plaque du Souvenir Vendéen, restaurée en 2017, marquant l'emplacement de l'exécution de Stofflet
   

Aussitôt arrêtés, Stofflet et ses compagnons d’armes furent amenés sans délai à Chemillé. Le général avait été dépouillé de ses vêtements que la lutte avait ensanglantés, puis couvert d’une mauvaise blouse. Il n’avait pas été soigné pour le coup de sabre reçu au front ; on lui avait seulement noué un mouchoir autour de la tête pour empêcher le morceau de peau de lui tomber sur les yeux (1).

De là le convoi des prisonniers emprunta la route d’Angers (2), sous une forte escorte car on craignait qu’une contre-attaque vendéenne ne soit lancée pour libérer le général. La troupe que Sébastien-Jacques Cady avait réunie entre Sainte-Christine et Saint-Quentin-en-Mauges, comme Joseph Moreau le révélera pendant son interrogatoire, aurait pu intercepter la colonne républicaine, mais il était déjà trop tard.

L’arrivée à Angers le 24 février

Au soir de ce mercredi 24 février 1796, après l’arrivée du convoi de prisonniers à Angers, le général Hédouville écrivit au ministre de la Guerre : « Stofflet a été pris cette nuit avec deux de ses aides de camp, deux de ses courriers de dépêches et un domestique dans la ferme de la Saugrenière, canton de Jallais, district de Chollet ; ils ont été amenés ici aujourd’hui par le général Ménage. Ils seront jugés cette nuit et fusillés demain » (3). Leur sort était scellé avant même leur arrivée en ville.

Monnier, commissaire du directoire exécutif près le Département de Maine-et-Loire, dépeint ainsi la scène : « Il serait difficile d’exprimer la joye qu’elle (la capture du général vendéen) a causée ici. Stofflet est entré dans nos murs, escorté des braves républicains qui l’ont saisy, au milieu d’un peuple nombreux qui faisait retentir l’air des crix mille fois répétés de : Vive la République ! Périssent tous les royalistes et les Brigands ! » (4)

Stofflet avait « la tête toute mâchée » à cause des coups de bourrades et de sabres qu’il avait reçus lors de sa capture à la Saugrenière, écrit une jeune Angevine à son frère officier au 3e bataillon des volontaires de Maine-et-Loire, le 25 février 1796. « Sa tête était enveloppée d’un mouchoir très sale, son habit était de même. Tout son costume et sa figure ne lui donnaient point l’air d’un commandant en chef » (5).

Stofflet gravurePortrait de Stofflet (Bibliothèque municipale de Nancy)
   

L’interrogatoire de Stofflet

Les Vendéens furent conduits à la prison nationale, au bas de la place des Halles. C’est là qu’une commission militaire se réunit à dix heures du soir pour se livrer à un simulacre de procès qui dura toute la nuit. Les six accusés furent interrogés les uns après les autres (6). Le premier, retranscrit ci-dessous, est celui du général vendéen, qui répond avec fermeté et conviction :

Interrogé de ses noms, prénoms, âge, qualité et demeure : a répondu s’appeler Nicolas Stofflet, âgé de 44 ans, natif de Luneville (7), département de la Meurthe, ci-devant province de Lorraine ; d’aucun métier ; qu’il a servi pendant dix-huit ans, après lequel tem(p)s il s’est retiré à Maulévrier, département de Maine-et-Loire.

Interrogé sur ce qu’il faisait au pays de Maulévrier : a répondu en qualité de garde-chasse jusqu’à l’époque de la Révolution ; que depuis il a fait la guerre en prenant les armes contre la République jusqu’au moment que la pacification fut faite entre lui et les Représentants du Peuple.

Interrogé si depuis la pacification faite avec les représentants il n’a pas repris les armes contre la République, et s’il n’a pas par une proclamation, qui a la date d’environ un mois, engagé tous les royalistes et habitan(t)s du pays insurgé à se réunir à lui pour marcher contre les Républicains : a répondu que oui parce qu’on n’avait point tenu les conditions de la pacification passée avec les Représentants du Peuple à Monglaude (ajouté : ou St Florent) (8).

Interrogé au nom de qui il combattant contre la République : a répondu que c’était au nom du Roy, c’est à dire du premier homme qu’on auroit pû mettre sur le trône.

Interrogé s’il n’a pas provoqué la dissolution des armées républicaines en faisant proposer aux chefs de cantonnement ou garnison des appointements considérables s’ils vouloient passer au service du Roi sous le commandement de lui Stofflet : a répondu que non ; d’ailleurs, ajouta-t-il, où voudriez-vous que j’aye pris de l’argent.

Interrogé en quelle qualité il commandait dans les armées royales : a répondu en qualité de commandant depuis le commencement.

Interpellé de nous dire le nom des principaux chefs qui servoient sous son commandement : a répondu qu’ils se nomment Nicolas de la commune de Chollet, Nicolas Blin de Tousoges, Guichard de Soloire (9).

Interrogé si lorsqu’il a été arrêté dans la commune de Pottevinière (La Poitevinière) il n’avoit pas le dessein avec le rassemblement qu’il avoit ordonné d’attaquer des postes sur lesquels il avoit jetté ses vües : a répondu que oui, et d’attaquer le poste qu’il auroit cru le plus faible, et que le rassemblement qu’il avoit fait pouvoit se monter à trois ou quatre cents hommes.

Interrogé quelles fonctions remplissoit Bernier ci-devant curé : a répondu celles de commissaire général ; que sa demeure habituelle étoit au Lavoir (10).

Interrogé où il prenait ses munitions, s’il n’avoit pas des agents dans les villes environnantes et le pays insurgé, et même dans celles qui sont au milieu du pays occupé par les troupes républicaines : a répondu qu’il les achetoit au premier venu, c’est à dire des habitants du pays qui s’en procuroient dans différents endroits ; qu’il n’avoit point d’agent dans les villes environnantes le pays insurgé ; que la poudre qu’il achetoit n’étoit point en cartouches.

Interrogé quelles fonctions remplissoient auprès de lui les cinq autres accusés : a répondu qu’ils n’en remplissoient aucune à l’exception de Moreau qui étoit son domestique.

Interrogé combien il avoit de chevaux et où ils étoient quand lui accusé a été arrêté : a répondu qu’ils étoient dans différentes métairies, et qu’il en avoit particulièrement deux dans la forêt de Vezin (11).

Interrogé s’il n’avoit point une caisse militaire et où elle étoit déposée : a répondu qu’il n’en avoit point parce qu’il ne soidoit point ses troupes.

Interrogé pourquoi lorsqu’il a été arrêté il s’est révolté contre la troupe qui avoit été pour s’emparer de lui : a répondu que c’étoit pour se faire tuer sur le champ.

Après lecture de son interrogatoire, Stofflet confirma ses réponses et signa. Ses compagnons passèrent ensuite devant la commission militaire.
   

Plan AngersLa dernière marche de Stofflet, entre la prison nationale (au bas de la place des Halles) et le Champ de Mars (détail du plan d'Angers par Rudemare en 1813, A.M. d'Angers)
   

Les interrogatoires des compagnons de Stofflet

Le deuxième accusé interrogé est Charles Lichtenheim, 24 ans, « natif de Prade, capitale de la Franconie en Prusse » (12), ci-devant lieutenant au régiment de Nassau-cuirassiers, autrichien depuis 1783 jusqu’en 1793 où il a été fait prisonnier aux frontières du Nord près de Valenciennes par les républicains. Il servait « en qualité de soldat » dans les armées royalistes depuis 18 mois, « époque à laquelle, étant dans les chasseurs de la Montagne, il fut fait prisonnier par les Brigands allant en ordonnance ». Quand on lui demanda s’il n’avait pas trouvé le moyen de repasser avec les républicains, il répondit qu’il était resté trois mois prisonnier à Maulévrier, que Stofflet l’avait gracié, et qu’en reconnaissance il avait pris parti dans l’armée que ce dernier commandait. Il ajouta que depuis quelques jours Stofflet voulait en faire de lui son aide de camp, mais qu’il n’avait accepté aucun grade.

Vient ensuite Joseph Moreau, 20 ans, de Chanteloup-les-Bois, tisserand, qui se présente comme le domestique de Stofflet depuis la pacification. Quand on lui demanda pourquoi il n’était pas rentré chez lui à la rupture de la paix, il répondit que « c’étoit son malheur ». Sur les rassemblements des insurgés au moment de l’arrestation, il déclara qu’ils se faisaient par Cady entre Sainte-Christine et Saint-Quentin. Portait-il des armes lors de l’arrestation ? Il répondit que non. On lui objecta que Stofflet lui-même a avoué (dans un précédent interrogatoire) que Moreau portait deux pistolets, ce que ce dernier nia. Il reconnut seulement que Lichtenheim en avait deux.

Joseph-Philippe Devarannes, d’Ancenis, 31 ans, commis au district d’Ancenis, se présente comme simple soldat dans les armées royales, « depuis l’époque où les Brigands faisaient le siège de Nantes », soit le 29 juin 1793. Il affirma n’avoir aucune arme, bien que dans un précédent interrogatoire il avait reconnu que les autres avaient dissimulé leurs sabres et fusils dans le foin. Il ajouta cependant qu’il parlait des caches ordinaires de leurs armes, et que lors de l’arrestation il n’en avait pas. Il dit aussi, au moment de signer, qu’il avait rempli quelque temps les fonctions de garde-magasin en 1793.

Michel Grolleau, de Cholet, déclara qu’il avait 14 ans, ce qui était inexact, mais cela lui sauva la vie (13). Le jeune homme déclara qu’il n’avait pas pris les armes contre la République ; qu’il était attaché à Stofflet depuis 5 à 6 mois et que depuis que la guerre était déclarée, il cherchait son pain de maison en maison ; qu’il se trouvait par hasard à la Saugrenière quand il fut arrêté parce qu’il venait seulement pour demander une soupe. On lui opposa que Stofflet avait déclaré que l’accusé était son domestique. Michel Grolleau dit aussi qu’il n’était pas rentré dans sa famille à la reprise de la guerre « pour ne pas être exposé à la poursuite des républicains » et parce que sa mère avait trois enfants à nourrir, dont il aurait la charge. Il nia enfin avoir été un espion de Stofflet.

Le dernier à passer devant la commission fut Pierre Pinot (ou Pineau), 21 ans, de Cholet, tisserand. Il déclara qu’il servait comme préposé aux fourrages, et qu’il s’était chargé de cela parce qu’il ne pouvait pas se procurer autrement du pain. Comme Michel Grolleau, il prétendit qu’il s’est trouvé par hasard à la Saugrenière pour y demander à souper et qu’il n’avait pas d’arme.

On demanda aux cinq compagnons de Stofflet s’ils savaient où se trouvaient les dépôts d’armes et de munitions, ce que tous affirmèrent ignorer. Interrogés s’ils connaissaient des agents du général vendéen dans les villes voisines, Devarannes et Pinot répondirent qu’ils n’en savaient rien.
   

Plaque Stofflet SV Angers 1La plaque posée par le Souvenir Vendéen en 1996 à la mémoire de Stofflet, à l'angle du boulevard du Maréchal Joffre et de la rue de la Manufacture
   

La mort de Stofflet et de ses compagnons

Le verdict tomba à cinq heures du matin : le conseil militaire déclara que les accusés ont été pris les armes à la main « dans la métairie de la Sogrénière, commune de la Potevinière » ; qu’ils sont chefs et sous-chefs des révoltés connus sous le nom de Vendéens ; que Moreau et Pineau sont « complices de l’assassinat commis sur la personne de Audiou, grenadier des troupes républicaines », ce qui était faux puisque ce soldat fut récompensé peu après son fait d’armes (14).

En conséquence, en vertu de la loi du 30 prairial (15), ils furent condamnés à la peine de mort. Quant au nommé Grolleau, le conseil ayant égard à ce qu’il n’était supposément âgé que de 14 ans, le condamna à la détention jusqu’à la paix générale. Le présent jugement (16) fut mis à exécution sur-le-champ.

La sentence fut exécutée sur le Champ de Mars, une vaste esplanade à l’ouest des murs d’Angers, sur laquelle débouchait la place des Halles à l’angle de l’hôtel de ville. Il n’y avait donc que 500 mètres à parcourir entre la prison nationale et le lieu de l’exécution. « Sur les neuf heures du matin, Stofflet et ses compagnons d’infortune furent conduits au supplice entre deux haies de gardes nationaux, et au milieu de la populace révolutionnaire de la ville, accourue pour contempler la fin du héros qui naguère la faisait trembler » (17). Arrivé sur le Champ de Mars, en face de la manufacture Joubert, le général vendéen embrassa ses amis. Lichtenheim et Devarannes se tenaient à ses côtés ; ensuite venaient Pineau et Moreau. Stofflet demanda si un Lorrain ne se trouvait pas parmi les troupes qui formaient le cortège ; un homme sortit des rangs et le général lui fit cadeau de sa montre, unique objet dont il pût disposer.

Il était dix heures du matin (18), ce jeudi 25 février 1796. Le peloton chargea ses armes. Le général Flavigny donna l’ordre de bander les yeux des suppliciés, mais Stofflet le repoussa de sa main mutilée en disant : « Je vais vous apprendre une fois de plus qu’un général vendéen n’a pas peur des balles ! » Puis, tenant d’une main Lichtenheim et de l’autre montrant son cœur, il commanda le feu d’une voix ferme en criant : « Vive la religion ! Vive le roi ! » (19)

À suivre…

Vous pouvez participer au projet de reconstitution du vrai visage de Stofflet en cliquant sur l'image ci-dessous :

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Notes :

  1. Edmond Stofflet, Stofflet et la Vendée, 1753-1796, réimpr. Pays et Terroirs, 1994, p. 417. La description est confirmée par le témoignage d’une jeune Angevine publié par Xavier de Pétigny dans son livre : Un bataillon de volontaires (3e bataillon de Maine-et-Loire), 1792-1796, 1908, pp. 412-413.
  2. Charette suivra le même itinéraire entre Chemillé et Angers après sa capture le 23 mars 1796. Il fit une halte avec son escorte pour déjeuner à l’auberge de la Croix-Blanche, à Saint-Lambert-du-Lattay, y mangea de bon appétit et put même se retirer pour fumer un cigare. On mesure la différence de traitement avec celui qu’endura Stofflet : « pendant toute la route il eut à subir d’indignes traitements » (F. Deniau, Histoire de la Vendée, t. VI, p. 469).
  3. SHD B 5/35-82.
  4. SHD B 5/35-83, lettre de Monnier, commissaire du directoire exécutif près le Département de Maine-et-Loire, au Directoire exécutif, 5 ventôse an IV (24 février 1796). Le commissaire ajoute dans le même courrier que s’est répandue à Angers la rumeur selon laquelle Charette, dangereusement blessé, a passé la Loire entre Nantes et Ancenis, et qu’il est venu mourir à Candé, où il est enterré. Tout en précisant qu’il n’en est pas sûr.
  5. Xavier de Pétigny, op. cit., p. 413.
  6. SHD B 5/35-82, copie conforme des interrogatoires, signée Crolbo, secrétaire, et contre-signée par le général Hédouville. On notera que les retranscriptions établies par Savary ont été tronquées ou remaniées (Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République française, 1827, t. VI, pp. 191-198). À la copie de l’interrogatoire de Stofflet qu’il adressa au Directoire, Hédouville adjoignit plusieurs pièces saisies à la Saugrenière (SHD B 5/35-87). On dispose en outre du témoignage du citoyen Dalton, qui a vu Stofflet (« il a l’air d’un fameux gueux », écrit-il) et lui a parlé, sans préciser dans quelles circonstances. Le général lui aurait dit que son parti existerait bien sans lui, et que Charette tiendra jusqu’à ce qu’il n’ait que deux hommes (SHD B 5/35-88).
  7. Il a en réalité 43 ans et est natif de Bathelémont-les-Bauzemont.
  8. Montglonne, nom révolutionnaire de Saint-Florent-le-Vieil.
  9. Jean Nicolas, commandant de la division de Cholet, fut tué à la Brarderie en Maulévrier le 18 février 1796 (voir ici). Guichard, commandant de la division d’Argenton-Château, fut dénoncé à la même époque alors qu’il se cachait dans une maison de Somloire ; il tenta de sauver sa vie en révélant l’endroit où se trouvaient les deux chevaux de Stofflet, mais les Bleus ne parvinrent pas à s’en saisir. En représailles, ils fusillèrent Guichard dans la cour du château de Somloire (Deniau, op. cit., p. 462). Qui est ce « Nicolas Blin de Tousoges » (Pouzauges) ? Je n’ai pas croisé ce nom parmi les officiers de Stofflet signataires de ses différentes lettres et proclamations, alors que Nicolas et Guichard y figurent souvent.
  10. On pourrait croire que Stofflet trahit la cachette de l’abbé Bernier, mais les républicains savaient bien, depuis la paix de 1795, que le prêtre résidait au château du Lavoir, ou Lavouër, commune de Neuvy-en-Mauges.
  11. Ces deux chevaux ont échappé aux Bleus après l’arrestation de Guichard à Somloire (voir note 9).
  12. La Franconie n’est pas en Prusse et on n’y trouve pas de ville de Prade.
  13. Il avait en réalité 17 ans et demi. Michel Grolleau s’était déjà rajeuni d’un an à Savenay, là encore pour échapper à la mort. On lira à son sujet l’article de Michel Chatry, Celui qui, pris avec Stofflet, ne fut pas fusillé, Revue du Souvenir Vendéen n°199-200 (septembre 1997), pp. 52-57.
  14. SHD 2 YE 2555, dossier Jean-Baptiste Liégard, lettre du général Hédouville au Directoire exécutif, 17 ventôse an IV (7 mars 1796).
  15. Article 3 : « Les chefs et commandants, capitaines, les embaucheurs et les instigateurs des rassemblements armés sans l’autorisation des autorités constituées, soit sous le nom de Choüans, ou sous telle autre dénomination, seront punis de la peine de mort » ; et article 4 : « Les hommes armés pris dans ces rassemblements, s’ils sont déserteurs ou étrangers au département où ils seront pris, seront punis de la même peine ».
  16. SHD B 5/35-83, copie du jugement du 5 ventôse an IV envoyée le lendemain à Hoche et au ministre de la Guerre.
  17. Deniau, op. cit., pp. 471-472.
  18. X. de Pétigny, op. cit., p. 413. Monnier, commissaire du directoire exécutif près le Département de Maine-et-Loire, prétend pour sa part que l’exécution a eu lieu à huit heures (L’Anjou historique, 1940, p. 105).
  19. E. Stofflet, op. cit., p. 419. Ce récit s’appuie sur les souvenirs de Michel Coulon, secrétaire de Stofflet : « Il dit d’un ton ferme et absolu à ses bourreaux qu’un général vendéen n’avait pas peur des balles. Il est mort en criant : « Vive la Religion et vive le Roi ! » Je tiens cela d’un témoin oculaire digne de foi » (Edmond Stofflet, Un Vendéen, documents historiques, Revue de Bretagne et de Vendée, 1877, p. 184).